Jeudi 23 avril 2009
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Publié dans : Printemps 2009
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Mercredi 1 avril 2009
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Peinture de Hans Memling : La Vanité
Publié dans : Printemps 2009
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Mardi 31 mars 2009
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Peinture de Salomon Bray
Publié dans : Printemps 2009
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Lundi 30 mars 2009
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11:57
C'est le printemps et j'ai envie d'alimenter mon ruisselet, alors comme je n'écris plus que rarement, je vais
gonfler son petit cours d'images : peintures et dessins de mes artistes favoris, passés et présents, et aussi sans doute quelques images de mon cru (vraissemblablement des détails : pour les
voir en entier il faudra aller sur mon site artistique).
Détail d'une peinture infernale de Hans Memling.
Publié dans : Printemps 2009
0
Lundi 23 mars 2009
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16:20
Elle est sans âge, petite comme ma main,
blanche et dorée de peau, ses cheveux sont noirs, lourds et ondulés, ses yeux, noirs aussi, son visage étroit et roses ses joues.
Elle se nomme Mille-Pluies et
lorsqu'elle est lasse de rester dans notre maison, elle nous quitte et nous l'ignorons. Nous ignorons son départ mais nous découvrons son cadeau de départ : un rêve au petit matin, un livre sur
un banc, un nuage en forme d'hippocampe ou un café meilleur que la veille. C'est elle qui fait pleuvoir les hommes lorsqu'ils font l'amour.
Dans nos maisons, la pièce qu'elle
préfère c'est la chambre mais elle peut être là partout ailleurs à toute heure, invisible mais pourtant toute chair. Elle est devant les yeux des hommes quand ils pensent aux corps, elle est sur
le corps des êtres qui s'accouplent et lorsque l'homme est droit de verge, c'est elle qui la tient ferme et dure.
Il lui faut de l'eau, beaucoup d'eau
pure, du lait, des ruisseaux, des bouteilles pleines, des mamelles de vache et des lacs. Et si jamais la peur l'assaille, si elle pense un jour manquer de liquide, elle hésite à se montrer, à
empoigner la tige mâle et à se tenir au bord des imaginations.
Mille-Pluies passe de maison en maison
et il y a de moins en moins d'humidité et d'images. Elle se sent inquiète et souvent avec sa maîtresse rouge sombre elle évoque l'eau qui se tarit et se trouble, mais la déesse ne semble pas
inquiète, elle lui dit qu'il n'y a pas de mal, que cette eau qui passe de corps en corps se lavera à l'absence des corps humains, dans les cupules de roches et le creux des grottes. La maîtresse
lui dit qu'elle n'aura alors plus qu'à empoigner les verges dures du calcaire de la terre.
Soit, mais c'est que Mille-Pluies les
aime, ses hommes chauds.
Quelques siècles ont passé. Le petit
jour est là et Mille-Pluies sort de la maison la gorge sèche et les mains fatiguées d'avoir tant tiraillé le pauvre homme. Elle marche de son tout petit pas feutré, mais ce ne sera pas elle qui
empoignera le sexe de la terre. (Les créatures semi-invisibles, aussi précieuses soient-elles aux humains, sont finalement de génération et de disparition facile). Non, elle traverse cette route
et alors passe un camion benne qui la fauche de ses roues gigantesques, la presse et l'écrase en un giclement rouge et minuscule.
Dans la maison, l'homme nauséeux appelle
sa femelle : « Chérie, viens écouter, il y a un truc grave à la radio... »
Conte du printemps 2009,
Cerdagne.
Publié dans : Printemps 2009
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Vendredi 25 avril 2008
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Elle est toute ronde et pâle, ses yeux sont gris et bleus et bien sûr très en amande, elle sent le petit pain
chaud et les herbes, elle est ravissante et drôle, tendre et moëlleuse, c'est notre petite fille qui a un peu plus de quatre mois...
En plus de tout ceci, elle a la bonne idée de me permettre de continuer à travailler. Confortablement installée près de moi ou dormante dans son écharpe, elle me laisse créer de nouvelles images
et je n'aurais jamais cru pouvoir faire tout ça avec un bébé !
Je me remets au dessin, après une remise en cause de ma peinture... Je vais apprendre l'aquarelle (j'ai besoin d'une peinture plus légère, dans tous les sens du terme) et tenter d'approfondir ma
pratique de la tablette graphique. J'ai une fringale de création et des envies picturales et graphiques à foison, les journées sont trop courtes.
Publié dans : Printemps 2008
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Jeudi 15 novembre 2007
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10:18
Lorsque je suis avec lui, je retrouve également le bonheur de
pouvoir le regarder à la dérobée. Dérober... C'est un peu le mot juste car je me fais alors l'effet de tenter de le capturer discrètement de mes yeux, moment de jubilation teintée de
frayeur à l'idée qu'il puisse me prendre sur le fait.
Si je marche à ses côtés dans le marché odorant de couleurs et de langues étranges offertes par Barbès à
la provinciale que je suis, je garde la tête bien droite mais mes yeux parfois quittent les autres visages et le fixent et absorbent sa façon de réagir aux gens et faits qu'il croise, ce sont
alors menus sourires, légère crispation en des endroits de délicat croisement, fuite loin en avant en quête de nouvelles couleurs, brume de petit rêve éveillé dans lequel lui viennent peut-être
des mots pour ses poèmes...
Dans le métro, je varie le plaisir et alors j'observe le reflet dans la vitre, son fin profil bordé des
boucles noires qui se confondent avec le sombre fond du ventre de Paris, je vois l'éclat de ses yeux au rythme des néons ; parfois il tourne vivement la tête vers moi et je sais comment lui
faire penser que j'étais perdue dans le noir du tunnel.
Quand c'est lui qui vient explorer mon univers de forêts et rivières, je le laisse souvent marcher
devant moi sur le chemin trop menu pour supporter deux personnes de front et c'est alors la joie de pouvoir le regarder sans retenue. Je me repais des longues enjambées dont il a le secret,
coulées et silencieuses, de ses épaules larges, de sa nuque et de ses cheveux au vent, fertiles des odeurs de ma terre, de ses mains aux poings souvent fermés dans lesquels je me vois
parfois en imagination, toute petite et glissée nue dans l'odeur de ses paumes graminées, transportée au rythme de ses pas.
Je dérobe aussi un peu de lui pendant son sommeil mais ceci
je le garde pour moi, ses cils et ses mains et son souffle...
(Mardi 29 juin 2004)
Aujourd'hui je porte notre enfantelet qui naîtra bientôt,
Iris...
Publié dans : Automne 2007
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Mercredi 5 septembre 2007
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Mardi 28 août 2007
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Ouf, un peu d'air, avec Paprika, un peu d'imagination, aussi, de beauté et d'intelligence créatrice. On est à
mille lieues des films français aux titres mirifiques comme "Non, pas elle", "Les clés sont sur la commode" ou "Je prendrai le dernier train".
Anima Mundi, l'âme du monde, est
là.