Mardi 27 mars 2007
Ca y est, la foire aux questions sur le Projet des Verts est disponible en ligne ici !

Régulièrement, je posterai une des questions suivie bien sûr de sa réponse.

Commençons par celle-ci :

Le chômage étant un des problèmes cruciaux en France, quelle politique de l’emploi envisagez-vous ?

Notre modèle social est en question : il doit être refondé pour permettre à tous nos concitoyennes et concitoyens de sortir de l'insécurité quotidienne. Chacun doit pouvoir travailler, mais aussi travailler moins, s'il le désire, et travailler mieux et percevoir un revenu minimum.
Pour bâtir la société de pleine activité que nous désirons, je propose en priorité :
- de limiter le recours au travail à temps partiel partiel imposé et surtout d'imposer un niveau de salaire minimal en portant à 66% du SMIC la rémunération d'un travail à mi-temps ;
- de mettre en place un revenu de solidarité active qui assure à toutes les personnes en retour à l'activité une rémunération supérieure au total des indemnités perçues en inactivité ;
- de relancer la réduction du temps de travail sous des formes diverses et négociées : généralisation des 35 heures aux petites entreprises, 1600 heures annuelles, congés de formation, retraite progressive, semaine de 4 jours… ; obligation de négocier un plan de réduction du temps d travail avant tout plan de licenciement et droit à une formation individualisée pour un nouveau métier en cas de plan social ;
- conditionner les 22 milliards d’exonérations de cotisations sociales dont les entreprises bénéficient sans contrepartie, à la mise en place des 35 heures avec embauches compensatoires, au passage de contrats à temps partiel contraint à des contrats à plein temps, à une “note sociétale et environnementale” ;
- de favoriser la création d’emplois dans le secteur de la petite enfance et de l’accompagnement des personnes âgées par des structures d’économie sociale et solidaire, associant employeurs, salariés, usagers et collectivités locales, grâce à l’adoption d’une loi-cadre pour le développement de l’économie sociale et solidaire ;
- de sécuriser les parcours professionnels.
dépes sociales
Je veux également développer largement l’économie sociale et solidaire et les petites entreprises. Elles portent des initiatives locales ancrées dans les territoires capables de répondre aux nouveaux besoins sociaux et de faire émerger un autre mode de développement centré sur les personnes et non sur le profit. Elles permettent de relocaliser la production et de réduire les flux de transports, première cause de l'émission de gaz à effet de serre. Une loi cadre fera par exemple la promotion de la transmission aux salariés des entreprises dont le responsable part en retraite. Afin d’encourager l’initiative sur les territoires, tout créateur d’entreprise pourra bénéficier des droits sociaux des salariés pendant les trois premières années et sur les 2 000 premiers euros de sa rémunération.

Enfin, la conversion écologique de l'économie en s'appuyant sur les modes de production et de consommation les plus respectueux de la personne humaine et de l'environnement, les plus économe en énergie permettra de créer des milliers d'emploi dans l'environnement.

par Llunet publié dans : Printemps 2007 ajouter un commentaire commentaires (1)   

Lundi 26 mars 2007


Il est là,


Mon homme aux yeux de soleil gris et bleu

mon aimé à la main fineforte

mon homme aux cheveux humides de torrent noir.

Mon aimé du rocher de la sorcière, de la rue herbue et du moulin nocturne, de la vigne pentue, du basilic demandé et de la librairie labyrinthe aux poutres vermoulues.

Mon homme au regard constellé de luth et théorbe

mon aimé aux oreilles de notes Terre et Ciel

mon homme à la nuque chaude de sommeil.

Mon aimé du fou-rire penché à la fenêtre, du placard Notre-Dame et de la valise tirée, du jardin sauvage, de la pluie de nuit et de la limace sur le parapet.

Mon homme à la main tremblante à l'approche du cercle près de la fontaine

mon aimé à l'ancien geste rageur devant les maîtres voituriers

mon homme à la main qui presse au hasard des rues

et mon aimé aux lèvres douces qui goûtent ici et là

et mes lèvres qui maintenant le cherchent en orage

et ses mains qui écrivent en ailes de son esprit.


J'avais écrit ce petit texte il y a trois ans à peu près. Aujourd'hui je vis avec lui et je porte toujours le talisman si chaud...


par Llunet publié dans : Printemps 2007 ajouter un commentaire commentaires (5)   

Dimanche 25 mars 2007







Je copie-colle un extrait du mail envoyé par Kokopelli :

L'Association Kokopelli, menacée dans sa survie par les attaques de l'Etat et du lobby semencier, lance un appel pour la création d'un comité de soutien composé d'associations, d'entités du monde économique, d'écrivains, de "personalités" du monde politique, artistique, de revues, etc.

A lire aussi et à méditer, le Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie...


par Llunet publié dans : Printemps 2007 ajouter un commentaire commentaires (2)   

Samedi 17 mars 2007
Puisqu'il paraît que nous sommes dans une société de l'information, voici une carte des parcelles OGM actuelles en France. Notez bien que je n'incite personne à aller faire quoi que ce soit dans ces champs.



Il n'est pas encore interdit de cliquer sur la carte.

Puisqu'il paraît que la France fait partie de l'Union européenne, voici une directive du parlement et du conseil européens concernant la "dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement". Ainsi donc, "La présente directive rend obligatoire la consultation du public et l'étiquetage des OGM. (...) L'établissement de plusieurs registres concernant des informations sur les modifications génétiques d'OGM et sur la localisation des OGM est rendu obligatoire."
En attendant, ce serait assez significatif de voir cette carte fleurir un peu partout sur la blogosphère, non ? (sourire enjôleur).

par Llunet publié dans : Hiver 2007 ajouter un commentaire commentaires (18)   

Jeudi 15 mars 2007

par Llunet publié dans : Hiver 2007 ajouter un commentaire commentaires (6)   

Mercredi 7 mars 2007
Les conclusions sont... concluantes. (rire)
Après quelques semaines où je m'étais mise dans la peau provocante d'un bobeauf teinté d'intellectitude anti-écologiste pour mieux tenter de faire percevoir nos contradictions modernes, je jette l'éponge et j'arrête là les frais. Je quitte François !

par Llunet publié dans : Hiver 2007 commentaires (6)   

Mercredi 7 mars 2007
La philosophe belge Isabelle Stengers est l'une des plus grandes intellectuelles européennes et dans un pays qui cherche à croire qu'une politique de gauche est encore à l'œuvre, ça fait du bien de lire Isabelle Stengers.

Voici donc quelques citations tirées du livre qu'elle a co-écrit avec Philippe Pignarre : La Sorcellerie Capitaliste. Pratiques de désenvoûtement.

"Quel que soit l'endroit où vous tentez de remettre en cause l'exploitation ou la détresse sociale, on vous oppose les effets qu'induiraient automatiquement les mesures que vous proposez.(...) L'Europe doit accepter les OGM, ou bien elle perdra sa compétitivité au niveau mondial". C'est le type de phrase que prononcent presque tous les partis politiques français, le PS compris. Les socialistes, avec le parti qui est censé les représenter, sont comme embarqués dans un bus miraculeux qui les transporte mine de rien vers un libéralisme sauvage digne de la droite la plus classique. L'un des premiers mots de Ségolène Royal dans son programme est la Croissance. Sacro-Sainte Croissance au nom de quoi des assemblées entières d'élus vous embobinnent le sourire aux lèvres.

Je vis dans une société de possédés, au sens premier du terme.

"Ce n'est pas dans notre monde "modernisé" que l'on trouvera le nom adéquat pour nommer le mode d'emprise du capitalisme, car la modernité nous a enfermés dans des catégories bien trop pauvres, axées sur la connaissance, l'erreur et l'illusion. (...) il faut se tourner vers des savoirs que nous avons disqualifiés. Ce qui réussit à faire coincider asservissement, mise au service et assujettissement, production de ceux et celles qui, librement, font ce qu'ils ont à faire a un nom depuis longtemps. C'est quelque chose dont les peuples les plus divers, sauf nous les modernes, savent la nature redoutable et la nécessité de cultiver, pour s'en défendre, des moyens appropriés. Ce nom est sorcellerie."

Je peux vous assurer que ce mot n'est pas, dans la bouche d'Isabelle Stengers, une métaphore, c'est bien de sorcellerie dont il s'agit. Ce que nous nommons avec mépris une "croyance" est bel est bien à l'œuvre aujourd'hui même. La Raison étant notre nouvelle déesse, le Marché notre nouveau dieu, nous voilà, nous, gens de gauche, ridiculement méprisants de nous même et de ce qui nous habite. C'est justement parce que la Raison et la science nous ont fait abandonner ces savoirs archaïques que nous nous trouvons démunis face à des attaques de type sorcier. D'après Stengers, "nous avons perdu les moyens appropriés de leur répondre". Le mot "âme" est "trop suspect d'accointances avec le surnaturel, n'a pas été intégré dans le savoir scientifique". Tant que nous ignorerons ce paramètre, nous ne pourrons lutter efficacement contre un capitalisme effréné,  une dégradation exponentielle de notre planète et une perte d'âme et de beauté effrayante. Le tabou ratiocinant est à toute épreuve, à l'épreuve même de l'indignation devant les aberrations du Marché et de la destruction planétaire.

"Mais les petites mains que sait fabriquer le capitalisme - depuis les gestionnaires des "ressources humaines" jusqu'au scientifique dénonçant la "montée de l'irrationalisme" que traduirait l'inquiétude publique face aux OGM ou aux nanotchnologies - ne sont pas aveuglés par une idéologie. Il vaudrait mieux dire, employant un vocable sorcier, qu'elles sont "mangées", c'est à dire affirmer que c'est leur capacité même à penser qui a été la proie de l'opération de capture."

Cet article n'engage que moi, je ne parle pas au nom des Verts, je tiens à le souligner, même si c'est le parti à qui je fais le plus confiance pour prendre conscience de ces luttes ombreuses...

Je termine sur une réflexion qu'elle avait faite à François Granon au sujet de la sorcière néo-païenne Starhawk (qui n'a rien à voir avec un ramassis new-age débilitant ou d'extrème-droite, je vous rassure), lors d'une entrevue pour Télérama : "Préfère t-on des formes sans risques, mais creuses ? Quant aux railleries, elles me paraissent la moindre des choses. Ceux qui raillent sont, en première approximation, contents du monde dans lequel ils vivent. Je ne suis pas contente du monde où je vis".


par Llunet publié dans : Hiver 2007 commentaires (13)   

Lundi 5 mars 2007
Nicolas Sarkozy vient de démontrer à Bordeaux que ses capacités de pensée, d'abstraction, de lecture et d'argumentation sont des plus indigentes. Il a donc dit jeudi 1er mars :

"On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage"

D'où prend t-il que l'écologie française se veut totalitaire ? Si le totalitarisme consiste en ces domaines à tenter d'enrayer la surproduction de CO2 en limitant l'usage des voitures par une intelligente politique des transports, en effet, Dominique Voynet est un despote et il est normal que des imbéciles accrochés au volant de leur grosse cylindrée la haïssent. Ce qui m'inquiète, c'est que, grosse cylindrée ou pas, la majorité de mes concitoyens fassent semblant de croire que c'est un retour à la "sauvagerie" que l'on nous propose.
C'est curieux, parce que, pour le moment, c'est moi qui ai l'impression de vivre au milieu d'amibes dépourvus du moindre instinct de survie.

Je poursuis sur les énervements démocratiques de Nicolas Sarkozy :

"Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et le respect de l'environnement"

C'est là typiquement le (non)-raisonnement d'un individu doté de la capacité intellectuelle d'une moule. D'abord, il aurait été bon de réfléchir sur cette notion de Croissance. S'il s'agit de celle du portefeuille, vous avouerez qu'il y a autre chose dans la vie et que certains aimeraient tout simplement avoir ne serait-ce qu'un humble porte-monnaie. De plus, si la Croissance du portefeuille est si importante, il n'y a pas de conflit entre elle et les mesures écologiques qui seraient pourvoyeuses d'emplois. Un exemple parmi beaucoup d'autres : je viens d'apprendre que l'inventeur de la voiture à air comprimé (5.000 euros) a été poliment rembarré par le marché français et qu'il va gagner ses sous chez d'autres que nous, imbéciles que nous sommes. C'est donc l'Inde qui va rouler à air comprimé et construire ces véhicules et ensuite nous aurons beau jeu de considérer avec morgue tous ces Indiens, Chinois et Américains (si, si) qui, eux, commencent à comprendre où est leur intérêt et pas seulement écologiquement parlant. D'ailleurs lorsque cet abruti dit : "Je veux le progrès économique dans le respect de la planète, et c'est possible ! Je veux l'emploi pour tous par le développement durable.", il ne dit pas autre chose et se contredit donc par rapport à sa phrase précédente, simplement, il fait semblant de croire que les Verts ne cornent pas ça depuis des lustres.

Cet homme parle aussi de la science : "Certains proposent de tout arrêter, de revenir en arrière, de récuser la science", mais qui propose au sein même de son programme, de "Soutenir la recherche et l'ouvrir aux besoins de la société" ?! Les Verts veulent, en effet,  "atteindre l'objectif des 3 % du PIB consacré à la recherche" (extrait du programme des Verts). L'écologie est non seulement ce qui peut nous éviter une catastrophe à échelle planétaire mais en plus elle peut être ce nouveau souffle auquel nous aspirons, humainement, économiquement, de cœur et d'âme.

Vous pouvez retrouver la démonstration de l'agilité intellectuelle de Sarkozy ici. C'est effarant et beaucoup de français le sont encore plus.



par Llunet publié dans : Hiver 2007 ajouter un commentaire commentaires (7)   

Mercredi 21 février 2007
Le deuxième rapport de Greenpeace et Genewatch sur les contaminations génétiques est sorti ! C'est un record, en 2006.
Allez donc lire ici, si ça vous sonne désagréable aux oreilles, à moins qu'en effet, ça sonne désagréable mais que l'idée de bouger le petit doigt soit encore plus désagréable, si c'est le cas, n'allez pas lire, c'est pas la peine...

par Llunet publié dans : Hiver 2007 ajouter un commentaire commentaires (0)   
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