Jeudi 1 octobre 2009
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17:30
Une douceur tiède sous les pieds, un rouge sang sombre comme de velours autour de moi et une luisance pâle plus loin au sol, ce sont les premières images de mon rêve.
Je marche lentement vers cette nappe blanche qui s'étend devant moi, c'est seulement lorsque j'arrive à son bord
que je m'aperçois que c'est un lac opalin de liquide opaque.
Je m'avance doucement et c'est une lente descente, un abandon de mon corps à cette chaude blancheur, je suis toute
droite et plongée jusqu'au cou dans ce qui semble du lait, je sens à peine le fond glissant sous la pointe de mes pieds. Ma bouche est à présent près de la surface et j'en goûte la saveur.
D'abord je donne juste un petit coup de langue comme font les chats puis je lappe et enfin je bois de longues gorgées de ce lait. Il est un peu sucré mais parfois silloné de courants salés, il
est riche, épais, savoureux et nourrissant.
Un mouvement venant des tréfonds du lac vient doucement balancer mon corps, une présence au fond du lac fait
ondoyer tout le liquide par de lentes saccades, je reste longtemps ainsi bercée par le lait.
Lorsque je sors du lac et qu'il ruisselle en dernière caresse sur moi, je me sens nimbée de blancheur, suavement prise dans l'onctuosité de lait et de crème, je suis comme prise dans une nacre
mouvante et fertile.
Mes mains en lent glissement sur ma peau humide me disent lisse et luisante toute environnée de cette richesse,
minuscule corps blanc bosselé dans cette caverne de velours carminé. Je suis une perle sortie d'un
coquillage de lait et sertie dans le corps rêvé d'une vivante idole.
Publié dans : Automne 2009
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Un matin, veuve depuis fort longtemps et déjà âgée..., mon arrière-grand-mère racontait elle aussi un de ses rêves. Un rêve, très agréable selon ses propres mots, dont elle tenta de faire "l'analyse" favorable, donc prémonitoire - nous avons toujours fait beaucoup de rêves prémonitoires dans la famille -, à mes grand-mère et mère qui eurent le plus grand mal à garder leur sérieux et en pleurèrent de rire. Elle se voyait, disait-elle, tenant le tuyau d'arrosage du jardin d'où coulait à grands flots le lait le plus pur et c'était magnifique d'en voir tant couler, à flots... et c'était magnifique, magnifique.
S U B L I M E !!
Merci Cendrine
Cycles de la déroute et le soleil toujours
explose au fond des pluies lactescences astrales
Souffles incompétents qui dansez sur l’échine
de celle qui m’attend inquiète ô trop inquiète
Au ravin de la chair j’agrippe des épines
je sonde la surface effleure le profond
je dérobe à l’obscur des lambeaux de sa nuit
j’agonise à ton nom et perfide j’espère
écouler tout mon sang vers le fleuve indolent
Je déclame et arrime à toute âme sa rime
la discorde épanouie sinue entre mes voix
mes idées sont fouillis les dieux sont innombrables
toute quête est ainsi vouée au grand échec
si son but est atteint son désir est éteint
ne Rien trouver voilà l’orient du pèlerin
Derrière la magie de l’amour c’est la nuit
Leïla
Dans mon cœur ravagé c’est la pluie et le vent
les caresses de givre et les baisers de glace