Samedi 17 mars 2007
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Puisqu'il paraît que nous sommes dans une société de l'information, voici une carte des parcelles OGM actuelles en France. Notez bien que je n'incite personne à aller faire quoi que ce soit dans ces champs.
Il n'est pas encore interdit de cliquer sur la carte.Puisqu'il paraît que la France fait partie de l'Union européenne, voici une directive du parlement et du conseil européens concernant la "dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement". Ainsi donc, "La présente directive rend obligatoire la consultation du public et l'étiquetage des OGM. (...) L'établissement de plusieurs registres concernant des informations sur les modifications génétiques d'OGM et sur la localisation des OGM est rendu obligatoire."
En attendant, ce serait assez significatif de voir cette carte fleurir un peu partout sur la blogosphère, non ? (sourire enjôleur).
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Jeudi 15 mars 2007
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Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Mercredi 7 mars 2007
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23:37
Les conclusions sont... concluantes. (rire)
Après quelques semaines où je m'étais mise dans la peau provocante d'un bobeauf teinté d'intellectitude anti-écologiste pour mieux tenter de faire percevoir nos contradictions modernes, je jette
l'éponge et j'arrête là les frais. Je quitte François !
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Mercredi 7 mars 2007
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16:00
La philosophe belge Isabelle Stengers est l'une
des plus grandes intellectuelles européennes et dans un pays qui cherche à croire qu'une politique de gauche est encore à l'œuvre,
ça fait du bien de lire Isabelle Stengers.
Voici donc quelques citations tirées du livre qu'elle a co-écrit avec Philippe Pignarre : La Sorcellerie Capitaliste. Pratiques de désenvoûtement.
"Quel que soit l'endroit où vous tentez de remettre en cause l'exploitation ou la détresse sociale, on vous
oppose les effets qu'induiraient automatiquement les mesures que vous proposez.(...) L'Europe doit accepter les OGM, ou bien elle perdra sa compétitivité au niveau mondial". C'est le type
de phrase que prononcent presque tous les partis politiques français, le PS compris. Les socialistes, avec le parti qui est censé les représenter, sont comme embarqués dans un bus miraculeux qui
les transporte mine de rien vers un libéralisme sauvage digne de la droite la plus classique. L'un des premiers mots de Ségolène Royal dans son programme est la Croissance. Sacro-Sainte
Croissance au nom de quoi des assemblées entières d'élus vous embobinnent le sourire aux lèvres.
Je vis dans une société de possédés, au sens premier du terme.
"Ce n'est pas dans notre monde "modernisé" que l'on trouvera le nom adéquat pour nommer le mode d'emprise du
capitalisme, car la modernité nous a enfermés dans des catégories bien trop pauvres, axées sur la connaissance, l'erreur et l'illusion. (...) il faut se tourner vers des savoirs que nous avons
disqualifiés. Ce qui réussit à faire coincider asservissement, mise au service et assujettissement, production de ceux et celles qui, librement, font ce qu'ils ont à faire a un nom depuis
longtemps. C'est quelque chose dont les peuples les plus divers, sauf nous les modernes, savent la nature redoutable et la nécessité de cultiver, pour s'en défendre, des moyens appropriés. Ce nom
est sorcellerie."
Je peux vous assurer que ce mot n'est pas, dans la bouche d'Isabelle Stengers, une métaphore, c'est bien de sorcellerie dont il s'agit. Ce que
nous nommons avec mépris une "croyance" est bel est bien à l'œuvre aujourd'hui même. La Raison étant notre nouvelle déesse, le Marché notre nouveau dieu, nous voilà, nous, gens de gauche,
ridiculement méprisants de nous même et de ce qui nous habite. C'est justement parce que la Raison et la science nous ont fait abandonner ces savoirs archaïques que nous nous trouvons démunis
face à des attaques de type sorcier. D'après Stengers, "nous avons perdu les moyens appropriés de leur répondre". Le mot
"âme" est "trop suspect d'accointances avec le surnaturel, n'a pas été intégré dans le savoir scientifique". Tant que nous ignorerons ce paramètre, nous ne pourrons lutter efficacement
contre un capitalisme effréné, une dégradation exponentielle de notre planète et une perte d'âme et de beauté effrayante. Le tabou ratiocinant est à toute épreuve, à l'épreuve même de
l'indignation devant les aberrations du Marché et de la destruction planétaire.
"Mais les petites mains que sait fabriquer le capitalisme - depuis les gestionnaires des "ressources humaines"
jusqu'au scientifique dénonçant la "montée de l'irrationalisme" que traduirait l'inquiétude publique face aux OGM ou aux nanotchnologies - ne sont pas aveuglés par une idéologie. Il vaudrait
mieux dire, employant un vocable sorcier, qu'elles sont "mangées", c'est à dire affirmer que c'est leur capacité même à penser qui a été la proie de l'opération de
capture."
Cet article n'engage que moi, je ne parle pas au nom des Verts, je tiens à le souligner, même si c'est le parti à qui je fais le plus confiance
pour prendre conscience de ces luttes ombreuses...
Je termine sur une réflexion qu'elle avait faite à François Granon au sujet de la sorcière néo-païenne Starhawk
(qui n'a rien à voir avec un ramassis new-age débilitant ou d'extrème-droite, je vous rassure), lors d'une entrevue pour Télérama : "Préfère t-on des formes sans
risques, mais creuses ? Quant aux railleries, elles me paraissent la moindre des choses. Ceux qui raillent sont, en première approximation, contents du monde dans lequel ils vivent. Je ne suis
pas contente du monde où je vis".
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Mercredi 21 février 2007
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10:28
Le deuxième rapport de Greenpeace et Genewatch sur les contaminations génétiques est sorti ! C'est un record, en 2006.
Allez donc lire ici, si ça vous sonne désagréable aux oreilles, à moins qu'en effet, ça sonne désagréable mais que l'idée de bouger le petit doigt soit encore plus désagréable, si c'est le cas, n'allez pas lire, c'est pas la peine...
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Lundi 19 février 2007
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Par Llunet
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Vendredi 16 février 2007
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15:37
Si vous trouvez anormal que des gens comme Dominique Voynet ou Olivier Besancenot aient du mal à recueillir les 500 parrainages en vue de la prise en compte de leur candidature simplement à cause d'élus presque achetés par leur parti de prédilection, signez l'Appel Démocratique.
Il n'y a aucune raison moralement acceptable pour qu'une part si importante des aspirations politiques des français passe à la trappe.
Si Dominique Voynet et d'autres ne trouvent pas une validation à la candidature comment s'étonner que beaucoup ne se déplacent pas jusqu'aux urnes. Le vote blanc étant, lui, rejeté au rang de l'abstention, c'est dans une position d'impuissance totale que se retrouvent des milliers de citoyens.
Et si cela continue, qu'elle solution avons-nous, la guerilla, peut-être ?!
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Jeudi 15 février 2007
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14:20
Je me suis déjà posé la question de savoir pourquoi, malgré le fait qu'à présent presque tout le monde connaît l'ampleur de la crise écologique, pourquoi, donc, ce même "tout le monde" continue sans sourciller à appliquer les mêmes recettes du suicide planétaire.
J'ai toujours été de sensibilité écolo mais sans vraiment passer à des actes qui me feraient me sentir mieux en accord avec moi-même et avec ma planète. Et à l'usage, je vois que ce n'est pas compliqué du tout, bien plus économique et si bon pour le moral. Ce qui suit est d'une simplicité d'application enfantine, même pour moi, c'est même pas la peine d'avoir voté pendant des années pour Dominique Voynet et d'avoir des dreadlocks sur la tête, alors quoi ?!Je n'ai plus la télé, pas de téléphone portable, mes produits cosmétiques et d'hygiène sont le savon d'Alep, les huiles végétales, les beurres végétaux, les huiles essentielles, la pierre d'alun, mes produits ménagers sont le vinaigre blanc, les cristaux de soude, les huiles essentielles encore (à partir de plantes issues de cultures pour ne pas prélever dans la nature sauvage), le savon de Marseille, au lieu de faire 600 kilomètres aller-retour en voiture, je ne la prends que pour aller à la gare à 40 km et faire mon trajet tranquille à bouquiner, je n'ai pas de sèche-linge ni de lave-vaisselle, j'économise autant que je peux l'eau, y compris aux toilettes, je vais à pied faire mes courses au marché (s'il n'est pas bio, c'est pas grave) et les trajets maison-école se font aussi à pied, je limite les achats en supermarché mais j'y vais quand même car je ne suis pas auto-suffisante, je vais semer de quoi faire un potager, je composte mes déchets organiques et trie le reste, j'ai l'intention d'utiliser des couches lavables au cas où j'aurais un autre enfant...
Pour le potager et le compost, il est clair que si j'habitais en ville je ne pourrais pas mais il y a tout le reste et je promets que c'est simple comme bonjour. J'ai Internet mais il est vital : c'est là que je prends les nouvelles, que j'échange, que je participe à des cyber-actions, des forums, c'est là que j'apprends un tas de choses, que j'achète certains bouquins et des produits que j'ai du mal à me procurer en montagne...
Il ne s'agit pas de renoncer à tout (le commerce n'est pas en soi un mal, c'est au contraire une des bases des relations humaines, "avoir commerce avec" n'est pas une expression galvaudée) mais de se limiter en fonction de ses besoins réels, qui, si je ne me trompe pas, ne devraient pas être si planétivores qu'on essaie de nous le faire croire. La mutation écologique individuelle peut être très rapide, la preuve.
Mais si le politique est incapable de le lire sur les habitudes françaises et dans les urnes, comment voulez-vous que la mutation écologique se fasse à grande échelle, comme la Terre nous y presse ?
La réponse à ma question du début réside sans doute en partie dans ce bouquin : La sorcellerie capitaliste
On y parle de Starhawk, (Ce que nous essayons de faire) et de la capitulation du politique devant les appareils du capitalisme sauvage et on comprend pourquoi est possible le schéma : - je regarde un documentaire sur l'eau si précieuse et qui va devenir objet de guerres - j'en ai les larmes aux yeux - une fois l'émission terminée, j'éteins ma télé - je me brosse les dents à grandes eaux - je fais pipi et tire une chasse de 10 litres d'eau que viendraient boire à même les toilettes des tas de gens sur terre. Nous sommes parfaitement envoûtés sans même vouloir nous l'avouer et agir en conséquence.
N'allez pas imaginer que c'est parce que j'applique des mesures chez moi que je me sens parfaitement à l'aise, je sais que nous sommes tous partie prenante d'un système, que si nous ne sommes qu'une poignée à tenter de limiter un peu nos impacts, cela ne mènera à rien, c'est pourquoi je me demande si j'aurai un autre enfant, ce qui serait un cadeau empoisonné, pour lui et pour sa Terre. J'espère, quoi, mais j'attends de voir.
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Mardi 13 février 2007
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Comme le dit ici François : " Quitte à saloper la Terre, autant que ça se fasse dans la plus grande des franchises, individuellement et politiquement parlant."
Cet homme est à plaindre mais il est plus respectable que tous ceux qui font comme lui mais ne veulent pas l'admettre.
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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Dimanche 4 février 2007
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Le logo, là, à droite, au-dessus de celui du Pacte écologique, n'est pas là pour faire mignon, lui non plus. Il est là parce que je suis à la fois très inquiète et pleine d'espoir.
Discutant avec une personne qui voulait faire construire sa piscine et voulant lui faire valoir que ce n'était pas une bonne idée, écologiquement et humainement parlant, je me suis surprise à me sentir coupable, mère-la-morale et rabat-joie. Saper ainsi les bases de l'envie de consommer indignement paraissait tellement insupportable à la personne avec qui je discutais que lorsque je lui demandai si elle avait conscience qu'un jour ses arrières petits-enfants pouvaient crever de soif, elle me rétorqua sans presque rougir que finalement, elle ne serait plus là pour le voir et qu'après tout, là n'était pas l'important.
Le pire est que cette personne est sensible, d'ordinaire, non conductrice de ces saletés de 4X4, respectueuse de la nature lors de ses balades et donc je me demande ce que ça doit être chez ceux qui sont encore moins attentifs... J'ai ressenti cette réponse comme une gifle et depuis, je me dis qu'il n'y a que deux raisons à ce type d'attitude :
- soit les gens ne sont pas suffisamment informés de la gravité et de l'urgence de la situation et ils prennent leur temps.
- soit nos civilisations du dieu unique sont réellement gorgées du besoin de détruire, de faire disparaître avec elles la Terre fertile trop féminine et diverse.
Ce logo a été posé ici un soir où je pensais la première solution plus plausible.
Il est vrai que les raisons d'un tel suicide collectif peuvent aussi résider en un savant mélange des deux postulats, toujours est-il que je refuse que l'on veuille m'obliger à me sentir coupable d'aller à contre-courant d'un mouvement d'attaque-suicide, je refuse que les valeurs soient ainsi inversées.
Je n'ai pas l'argent nécessaire pour me payer tous ces trucs qui font rêver mon voisin mais je ne le voudrais plus (ça m'a d'ailleurs toujours laissée plutôt froide). Je suis heureuse. Mais j'ai peur de voir disparaître ce qui nous rend heureux : manger un sorbet au citron, caresser un enfant plein de santé, boire une eau glacée à la fontaine, dormir, faire l'amour, rouler dans l'herbe d'un pré ou d'un parc en ville, lire un bon livre. Je m'en tamponne que ça fasse cliché et bucolique et je ne me laisserai pas dicter de quoi je pourrai bien avoir besoin, ni par les industriels, ni par mon voisin.
Par Llunet
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Publié dans : Hiver 2007
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