J'ai d'abord naïvement cru que ce record de participation électorale était le reflet de la nouvelle conscience écologiste française, j'ai cru que les Français avaient compris l'ampleur des problèmes et avaient par là-même trouvé le souffle politique qui manque à Ségolène Royal. D'ailleurs, à son sujet, et vu le chantage au vote utile dont elle a bénéficié, je me demande comment elle a pu faire pour avoir un score si peu brillant par rapport à Sarkozy.
Je prends acte : nous sommes bel et bien dans un pays de droite, qui vote Le Pen, Sarkozy et Bayrou, joli tiercé. Tout n'est pas encore perdu et il y aura encore, réjouissons-nous, à faire le choix entre un Parti Socialiste mollasson et une droite traditionnaliste comme Pétain n'aurait pas osé l'imaginer en 2007. A ce sujet, il est à noter qu'une des premières phrases prononcées tant par des représentants de l'UMP que du PS est : "il faut que la France reprenne son rang mondial". Une telle phrase est de nos jours d'un ridicule criminel.
Et j'en arrive donc à la conclusion que les Français n'ont pas compris l'ampleur de ce qui nous pend au nez. L'écologie était soi-disant une nouvelle préoccupation politique et je constate ce soir qu'il n'en est strictement rien. Un pays qui ne se préoccupe que de son "rang" mondial (en termes de pouvoir d'achat, de PIB, de prestige économique et industriel, c'est ce que recouvre ce terme) est un pays déjà mort, un pays qui pue de l'âme. J'ai peur pour ma terre, ma planète, je me vois acculée à un choix dont l'issue ne changera que peu les données en terme d'écologie, la question étant de choisir entre le moins mauvais et je me demande pourquoi les français n'ont pas su choisir le meilleur. C'est terrible à dire mais je pense que les gens ne pensent qu'à leur pomme et se fichent de savoir ce qu'il adviendra de leurs propres petits-enfants du moment qu'eux-mêmes ne seront pas là pour voir "ça".
J'ai peur pour mon garçonnet de sept ans, j'ai peur pour le bébé que je porte, j'ai peur pour mes ancêtres...











