Ainsi dit-il

Publié le par Llunet

Tels dits pareils à des caresses

Et la gracieuse de l'écouter en grâce.

La belle Turque, pouliche sauvage, le vit

Et consentit qu'approchât son Cyprès

Tout parfumé de lys.

Le Rossignol alors trôna sur le Bouton de Rose

Qu'il fissura ; s'éploya ; le Rossignol s'énivra.

La Perruche y vit l'offrande de sucre

Et s'y posa,

L'épandit sans plus y craindre guêpes.

Jeta-t-il son Poisson dans le Bassin,

Mais aussi sa Datte en Bol de Lait,

Si doux et crémeux que s'en émerveilla

D'y confire et confier le Fruit de son Dattier.

 

Extrait du Récit de la Princesse de Byzance sous le pavillon jaune du Soleil, Le Pavillon des Sept Princesses, Nezâmi, 1197.

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Publié dans Hiver 2005

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L
Oui, c'est à couper le souffle, c'est onctueux, sucré, mais c'est vif aussi, enlevé, ni sirupeux ni douceureux. Dis, les lettres sont aussi amoureuses de ce que tu écris, tu sais.
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T
Que dis-je, s'incliner ? C'est s'agenouiller, la face contre terre. Les lettres elles-mêmes se courbent amoureusement quand elles écrivent la beauté d'un tel poème.
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T
On ne peut que s'incliner devant une telle perfection. C'est grandiose.
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