Plage
Nous voici rentrés après ce petit week-end "dans la plaine", là où il fait plus chaud, plus plat, plus cafardeux, plus peuplé et lotissé de villas-gros-gâteaux-à-la-crème. Nous avons vu les uns et les autres de la famille de Jérôme : bises et tapotis affectueux, eau-qui-pique, jardin potager, caniche à qui on a envie de filer un grand coup de pied pour l'envoyer loin avec sa langue qui pue... et surtout samedi à la plage avec mon petit frère, ma vieille barque, mon sensible, rigolard et aux larmes aux yeux, quelques fois.
Plage, donc, mais "textile" (c'est-à-dire habillée) pour cause de la pudeur de frérot. Regards discrets, du coin de l'oeil, hauteurs décidées des belles plantes minces et musclées, rentrage de ventre (oui, je fais ça, des fois, je l'avoue, c'est bête, hein?), bombement de torses masculins, allure dégagée ou faussement à l'aise... sur la plage textile, c'est comme ça et j'aime pas.
En plus, tu rentres le soir et tu constates les emplacements blafards du maillot, tout ça à cause de quelques grammes de peau et de chair et quelques poils qu'il faut cacher. Non, je préfère les plages nudistes, décidément, là je suis bien, je suis moi alors que sur la plage des maillots on dirait une poule qui a trouvé un couteau.