Ca vole bas
Ben, oui, ça vole bas, chez certains de ma famille. J'habite à Perpettes-les-Moulinettes du noyau dur et pour fêter les 80 ans de notre grand-père, ils ont décidé de faire un repas au restau jeudi, le soir, sans me demander mon avis un peu avant, ces ahuris.
Avec mon petit gars de 3 ans, ça va pas être de la tarte et j'ai horreur d'être encore sur les routes avec lui à une heure du matin, alors ils vont aller se faire cuire un oeuf et moi, je passerai la journée chez mes grands-parents, jeudi, avec mon petit gars, c'est le plus beau cadeau que je puisse lui faire à mon "pépé". Lui qui adore les enfants et en particulier son arrière petit-fils, il va pouvoir se régaler et on se fera notre repas à midi, peinards...
Je m'éclipserai en fin d'après-midi et laisserai les autres à leur manifestations mondaines.
Mon oncle, l'organisateur, est ce qu'on appelle un beauf, j'aime pas trop cataloguer les gens ainsi mais lui, il se catalogue tout seul. Le style de gars à te construire de ces villas roses avec ballustres simili toscanes, piscine immonde bleu ciel avec dauphin en mosaïque au fond et qui te sort ensuite, satisfait de lui : "voilà, maintenant, j'ai atteint mon but, j'ai Tout, ou plutôt j'aurai tout quand on m'aura livré ma Laguna".
Je sais pas vous mais moi, c'est le style de phrase qui me donne envie de pleurer à chaudes larmes, de partir en courant et en hurlant dans la forêt lointaine.
Mon oncle, c'est le gars qui passe ses week-end à briquer sa bagnole et réflêchir à ce qu'il pourrait ajouter qui ferait plus cossu à sa pauvre bicoque de 6 cm d'épaisseur qui sera plus là dans 50 ou 100 années. C'est le mec qui refuse de voir le copain d'une de ses filles parce qu'il est maghébin et qui vient ensuite te faire des leçons de morale parce que tu l'appelles D. au lieu de lui donner du "tonton".
J'ai envie de vomir là, je sais pas pourquoi, tout d'un coup, je vais me relire un passage de Belle du Seigneur de Cohen, ça m'aidera peut-être à avoir un peu de "tendresse d'avance", comme il dit, ou de pitié, au lieu d'avoir envie de filer des baffes.
Avec mon petit gars de 3 ans, ça va pas être de la tarte et j'ai horreur d'être encore sur les routes avec lui à une heure du matin, alors ils vont aller se faire cuire un oeuf et moi, je passerai la journée chez mes grands-parents, jeudi, avec mon petit gars, c'est le plus beau cadeau que je puisse lui faire à mon "pépé". Lui qui adore les enfants et en particulier son arrière petit-fils, il va pouvoir se régaler et on se fera notre repas à midi, peinards...
Je m'éclipserai en fin d'après-midi et laisserai les autres à leur manifestations mondaines.
Mon oncle, l'organisateur, est ce qu'on appelle un beauf, j'aime pas trop cataloguer les gens ainsi mais lui, il se catalogue tout seul. Le style de gars à te construire de ces villas roses avec ballustres simili toscanes, piscine immonde bleu ciel avec dauphin en mosaïque au fond et qui te sort ensuite, satisfait de lui : "voilà, maintenant, j'ai atteint mon but, j'ai Tout, ou plutôt j'aurai tout quand on m'aura livré ma Laguna".
Je sais pas vous mais moi, c'est le style de phrase qui me donne envie de pleurer à chaudes larmes, de partir en courant et en hurlant dans la forêt lointaine.
Mon oncle, c'est le gars qui passe ses week-end à briquer sa bagnole et réflêchir à ce qu'il pourrait ajouter qui ferait plus cossu à sa pauvre bicoque de 6 cm d'épaisseur qui sera plus là dans 50 ou 100 années. C'est le mec qui refuse de voir le copain d'une de ses filles parce qu'il est maghébin et qui vient ensuite te faire des leçons de morale parce que tu l'appelles D. au lieu de lui donner du "tonton".
J'ai envie de vomir là, je sais pas pourquoi, tout d'un coup, je vais me relire un passage de Belle du Seigneur de Cohen, ça m'aidera peut-être à avoir un peu de "tendresse d'avance", comme il dit, ou de pitié, au lieu d'avoir envie de filer des baffes.
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