Pars maxima est Amoris

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Une fois n'est pas coutume, c'est de chez Lui que je tape ces mots, et que je recopie quelques vers de Kaspar Von Barth (1587-1658). Dans le poème Delitiae, stupidement traduit du latin par l'"Alpha et l'Oméga", il y a ces vers délicieux :

Que je te lèvremordille,
Et te seincajole,
Et te coeurchavire,
Et te soufflemêle,
Te lèvregrignotte,
A en perdre le souffle :
De l'amour voilà l'Alpha et l'Oméga.


Puis dans Amphithéatrum III :

Viens, que je t'imprime,
Te rame,
Te laboure,
Te savoure,
Te salive...


Et puis voici Amphiteatrum VIII :

Les doux seins de Néère
Qui s'arrondibourgeonnent
Et s'embouledeneigent
Hier j'entendis crier :
“Ô ma mère chérie, qu'on me donne un mari !
Vois ces rondeurs jumelles
Qui la caresse appellent,
Vois mes seins qui pommellent,
Vois comme ils s'entrebaisent,
Comme ils débordent d'aise,
Doucement bondissants,
Le sommeil refusant,
Le soleil reflétant,
Bref, rayonnants de beauté
Et regorgeant de volupté :
Les voyez-vous bien, ma mère ?
- Sur ces mots ils se turent,
Ayant trouvé en moi
Médecin pour leur cure.

Et je vous assure que la version latine est sublime, ce sont des suites de trouvailles, des mots incroyables, voici par exemple le début de Amphiteatrum VIII : Papillulas Neaerae Rotundigemmicanteis, Albouifulguranteis... Je prie le lecteur d'excuser les étrangetés de cette note, c'est que je ne parviens pas à trouver sur cet ordinateur la façon de faire les "e dans l'a", je ne sais pas comment mettre les citations en italique... bref, loin de mon pc, je suis bouchée à l'émeri.
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Publié dans Automne 2004

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